01 décembre 2007
Morceau poétique
Journée vague sous le vent
où nous sommes feuilles
sans plus de corps
09 novembre 2007
Fragments poétiques
Nous nous entendons rire l'un l'autre
Tandis que tu es absent
Lorsque la fleur se referme sur le silence,
l'eau que tu verses ailleurs
*
Elle poursuit la boucle immuable
à son tour,
sale l'heure sombre
des rêves d'amants
*
Rien qu'un caprice à ta santé :
Le liquide que je bois
me rappelle ton liquide
*
Dans le centre, tout est éteint
ou presque :
Il y ce point là qui reste
30 octobre 2007
Fragments poétiques
De cette nuit dans l'automne
l'espace feint le doute
au nez des becs clairs
*
Auréole d'eau
d'inexistance pressée par le temps
s'évanouir
26 octobre 2007
Fragment poétique
L'époque blanche
Très loin dans la tête
Je l'écoute partir
*
En buvant un thé le soir
D'un son de la lumière
J'écris l'Aurore
*
Brune la lune absente
mitraille celles qui percent :
Les étoiles obscures
Châteaux d'où
*
La colonne souffrante soudain
étage les oripeaux blancs
entre des bras absents
malgré,
Encore
Les blancs rayés par l'astre
Trop haut ; je fais de la buée
*
Elle prend le mouvement, Encore-Mouvement-Là, l'arc de l'escargot
Dure la mollesse qui se barre
S'en va juste
23 octobre 2007
Fragments poétiques
Comme
Langueur extrême
Entre quatre planches
A la nuit tombée
Tiens l'évite ce cocon
*
Imbibée dans l'heure comme telle
Une sienne rouge sous la lune
Perdue de l'eau
A l'air pousse mal
Erre manquée presque
17 octobre 2007
Fragment poétique
Aux vaux d'ombre en feu
Secrète la vache mère Trop
Ardente
Grise ce lé de la lumière
15 octobre 2007
Fragment poétique
Je reçois ta lettre aujourd'hui
L'intime ta bille à la délicatesse d'un matin déjà mort
14 octobre 2007
Fragments poétiques
Myriade d'oiseaux rois là
-Non merci, je ne veux pas te prendre
L'éther encore suce le déclin des
Fleurs d'automnes mâles
*
A Paris, dimanche tu berces les fesses du siège d'osier primaine
et oins d'une pensée éclair le cierge deNotre Dame percé
Pari d'une nuit franche
Le linge est dans la machine à laver
Ca ne se reproduira pas
12 octobre 2007
Fragment Lunaire
A 15h, l'air blanc s'écrase contre cette fenêtre ouverte et réfléchit, insaisissables, les pigments de la présence. Au dessus du toit, sur le mur, au passage du chat.
Je réfléchis, les reins alanguis, à la lecture de Penthésilée avec des caresses de queues de cerise dans les narines et le martèlement des talons passant à peine dans la rue, furtifs et sans s'arrêter (et mange du chocolat aux amandes).
Là, les volutes du néant en silence me ramènent la certitude des fils tenus dans le coeur de l'invisible, la certitude qui jouit belle, rouge, bordeaux velouté dans les fleurs blanches d'un arbre nain.
L'air présent, je le palpite à coups de pouce vernis et m'y enroule, y danse pelotonnée comme le chat, encore, et l'air me répond de même le mouvement.
Je réfléchis à la lecture, seule. Dans l'étreinte de l'instant blanc qui ne revient jamais ; épouse et laisse une rose sur l'oreiller.
10 octobre 2007
Fragment poétique
Une Aurore poignait blanc dans le corps mère
D'ici la tour scintille