30 octobre 2007
Fragments poétiques
De cette nuit dans l'automne
l'espace feint le doute
au nez des becs clairs
*
Auréole d'eau
d'inexistance pressée par le temps
s'évanouir
Fragments poétiques
Paume pâle ébahie entrouverte
où le fruit mûr
*
Dans sa présence la prescience
m'honore
Qui descend-monte s'insinue
jusqu'au trou offert
*
Etreint furieusement dans la douceur l'homme sur le fil rouge et le feu haut
En bas l'eau ter
rible
Fragments poétiques
J'ai songé à l'écarter j'écarte
Là où est la faim
Passe la main Pas ce temps
*
L'espacer ce corps de fer
qu'il boulonne avant minuit
Jaillir l'affaire mâle
*
Immobile cloîtrée dans l'ombre mais
Crie !
Eventrée sous son joug fer
mée au centre
29 octobre 2007
Fragment poétique
Tandis que je t'offre au-delà de tout
Pouvoir la faim le vrai
fragment poétique
Claque des dents liquides
l'être
étendu au-dessus d'une mare qu'on éponge A l'effroi
Tout commence comme la fin de la mère ?
Fragment mercurien
L'indolent matin pour s'encanailler du silence, et perce.
Il s'immisce avec son sabre imparfait et tendre au coeur de ma fente avide de soleil. Le ciel est le lit vierge. Tout reste à étreindre ou à coucher dans le rythme effréné d'une presque immobilité d'apparence : les ombres chinoises, morceaux d'épingle des arbres noirs s'animent à l'abri du voyeur trop vide pour sentir ; une pie a sauté d'une branche, la queue en panache, arquée dans le mouvement du trapéziste.
Ce trapèze feuillu, humble en majesté, il s'en faut de peu pour qu'il tombe ou tienne l'équilibre entre deux lumières, au passage de l'éveil, l'incendie mystérieux.
Et il tient. Il s'oublie surtout, les figures laissent passer l'esprit, oublient de ces pensées (je n'entends pas l'oubli de la mémoire mais celui de la Raison, des dogmes et des convenances ; une rature rousse dans la préciosité d'ordre)
Oublier ainsi, le col remonté jusqu'aux oreilles et jouir, puisque tout est là, du soleil qui pénètre profond à l'intérieur et me découvre telle que je m'ignorais.
Automne, saison des faunes, ces aimables amants qui baisent la part inconnue de l'humain et la soulève sous le vent.
Je me laisse aimée secrètement alors, ma corne unique frémie de la journée neuve.
26 octobre 2007
Fragment poétique
Mais chez les pommes de Paris
Nonchalants les pas par cinq
Entre l'unité et la multitude
A peine ; Ressort lumière
Fragment poétique
Donc je suis là où est la fente
Fragment poétique
L'époque blanche
Très loin dans la tête
Je l'écoute partir
*
En buvant un thé le soir
D'un son de la lumière
J'écris l'Aurore
*
Brune la lune absente
mitraille celles qui percent :
Les étoiles obscures
Châteaux d'où
*
La colonne souffrante soudain
étage les oripeaux blancs
entre des bras absents
malgré,
Encore
Les blancs rayés par l'astre
Trop haut ; je fais de la buée
*
Elle prend le mouvement, Encore-Mouvement-Là, l'arc de l'escargot
Dure la mollesse qui se barre
S'en va juste
23 octobre 2007
Fragment poétique
Mêlées rues vertes à ma racine
crépite impromptue
Or châtrée cette harmonie première